Comme des feux dans la plaine

Comme des feux dans la plaine
Le dernier livre de Guy Vanderhaeghe vient de sortir en librairie. Ainsi s’achève avec brio une trilogie commencée avec ‘La dernière traversée (2006)’ et ‘Comme des loups (2008)’. Un livre de 560 pages édité chez Albin Michel au format de 15 x 22 cm. Le résumé: Guy Vanderhaeghe nous fait revivre les derniers feux de la conquête de l’Ouest. Pour échapper à l’influence d’un père autoritaire, magnat de l’industrie du bois, Wesley Case quitte les rangs de l’armée canadienne et part vers les régions sauvages de la Frontière. Arrivé à Fort Benton, dans le Montana, où il compte acheter un ranch et repartir de zéro, il se voit confier une mission qu’il ne peut refuser : assurer la liaison entre les militaires américains et canadiens, au moment où les tensions avec les Sioux sont à leur comble depuis la défaite du général Custer à Little Bighorn. Mais une jeune Américaine, épouse désenchantée d’un avocat véreux, dont il tombe fou amoureux, va réveiller les démons de son passé et enflammer la jalousie d’un dangereux rival…

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samedi 14 avril 2012

The Eagle's Brood - Howard Bretherton - 1935


William Boyd, Jimmy Ellison, William Farnum, George Gabby Hayes, Addison Richards, Joan Woodbury, Paul Fix, Dorothy Revier

le 2e film sur les 66 tournés des aventures d'Hoppy

61 minutes


Non loin d'une petite ville très près de la frontière mexicaine. Des bandits attaquent un couple qu'ils massacrent pour dérober de l'argent qu'il transportaient. Ils se rendent compte un peu tard qu'ils s'en sont pris au fils et à la belle-fille (ou vice versa) d'un bandit mexicain connu loin à la ronde nommé El Toro. Il semble en plus qu'un témoin gênant a tout vu, Pablo, le propre petit fils d'El Toro ! Les bandits mené par Big Henry, le propriétaire du saloon, se mettent à sa recherche pour l'éliminer rapidement. 
Il se trouve que Dolores, la chanteuse du saloon découvre le petit garçon et le cache. Alors qu'elle allait parler de sa découverte à Big Henry, l'un de ses hommes lui met la puce à l'oreille et elle finit par écrire à El Toro de venir chercher son petit fils en demandant Dolores au bar "Infierno". 
Non loin de là et plus tard, en chemin alors qu'il ramène quelques chevaux en tant que deputy sheriff de Hoppy, Johnny Nelson prête l'un de ses chevaux à un inconnu qui ne tarde pas à sauver Hoppy dont le cheval a chuté et qui se trouve en fort mauvaise posture, les jambes prises dans de la vase. Hoppy est loin d'être aussi dupe que Johnny et reconnait El Toro. Celui-ci le prie de l'aider à retrouver son petit fils et Hoppy, touché et plein de gratitude le renvoie de l'autre côté de la frontière en promettant de l'aider.
Bientôt rejoint par le bouillonnant Johnny, les deux compères se rendent dans la petite ville à la recherche de Dolores. Hoppy fait son entrée au saloon couvert de poussière et déterminé. Il fait la connaissance de la jolie danseuse et ne semble pas connaître Johnny qui se tient en retrait. Mais avant même que la jolie et sympathique danseuse ait eu le temps de lui faire part de la cachette où se trouve Pablo, elle est abattue par Big Henry qui vient de réaliser que Dolores cachait le petit gêneur ...
Les éléments que l'on retrouvera plus tard sont déjà mis en place : des paysages somptueux (de montagnes en l’occurrence), des personnages attachants, des chevaux et des équipements magnifiques, de l'action et la justice qui prime au-dessus du tout. Ce film débute par l'attaque du chariot du couple et le crime. Ensuite une partie très sympathique nous montre Dolores qui prend soin de Pablo dans quelques scènes joliment tournées. Puis c'est l'arrivée de nos deux héros qui s’efforcent de montrer de l’indifférence, ensuite Hoppy s'infiltre dans la bande et c'est le showdown. C'est un film qui se déroule lentement, on y trouve peu d'action par rapport aux films habituels mais son déroulement est tout à fait sensé et sans temps mort.

Dolores incarnée par Joan Woodbury vole loin au-dessus des danseuses que l'on voit habituellement. Généreuse, belle et talentueuse elle se montre pleine de vie et de chaleur. Son numéro de danse est très joli à regarder, les consommateurs de ce bar sont gâtés. J'avoue avoir été déçue en la voyant se faire abattre assez rapidement, alors qu'elle aurait pu apporter encore beaucoup au film. 
William Boyd assoit le personnage d'Hoppy qui deviendra presque une deuxième nature au fil des films tournés et des années. Bien sûr il boit déjà de la salsepareille en bouteille. Jimmy Ellison incarne déjà le bouillonnant Johnny un peu tête en l'air mais tellement attachant. Pour moi aussi c'est le "Johnny" qui a mes faveurs. 
George Gabby Hayes est méconnaissable dans le rôle du barman, sans sa barbe mais avec une moustache. Bien sûr sa voix le trahit, mais même "sonorisé" j'ai eu quelques doutes au départ. Le passe temps de ce barman est d'essayer de rouler une cigarette à une main. Hoppy et lui vont d'ailleurs tenter plusieurs fois de le faire dans cet épisode, en changeant même de main une fois, mais seul Gabby Hayes y arrivera avant de mourir sans avoir même le temps de savourer sa réussite.
William Farnum incarne un El Toro plus vrai que nature, un acteur bien choisi pour incarner un bandit mexicain solide.
Addison Richards est le méchant de service, un genre de type dangereux sans état d'âme. Un scénario sympathique à mettre au crédit de Clarence E. Mulford et Doris Schroeder.

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