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mercredi 16 mai 2012

Riders of the Law - Robert N. Bradbury - 1922


Alors que le Sheriff Layne traque des contrebandiers près de la frontière canadienne, il tombe en embuscade et est laissé pour mort. Il est sauvé par deux cowboys errants, Jack Meadows et Toby Jones. Déterminés de trouver les criminels, Jack et Toby suivent les traces des contrebandiers qui les mènent à une ville. Le seul indice qu’il possède est un fer à demi brisé resté sous l’un des sabots d’un cheval.  Ils décident d’ouvrir une forge… Mais les deux hommes doivent faire  vite car les bandits veulent faire la peau au sheriff…
Ce résumé est la traduction que l’on lit sur la 4e de couverture du dvd produit par les Oldies.
Un Western rempli de qualités, d’effets de styles, de très bonnes direction d’acteurs de la part de Robert N. Bradbury qui s’annonce comme un metteur en scène hors pair de westerns B .Hélas, le développement de son histoire n’est guère convaincant et l’on s’aperçoit rapidement qu’elle manque de réflexion, de réalisme et qu’elle manque d’analyse. Cette histoire sent la précipitation. C’est le point faible du film qui aurait dû être bien meilleur.  
Il faudra attendre Forbidden Trail pour que Bradbury et Jack se retrouvent pour qu’ils nous jettent aux yeux un sacré western.
Pour la petite histoire, l’héroïne, la fille du sheriff, qui finira pas partir avec Jack à la fin du western n’est autre que sa femme dans le privé. Leur liaison ne durera que trois ans.
 Jack Hoxie véhicule une image forte de cowboy viril à laquelle on croit. Son copain c’est Frank Rice, ce drôle de sidekick. Vous serez étonné de voir figurer au générique le nom de Jack Pierce en tant qu’assistant réalisateur ainsi qu’acteur dans le rôle d’un badman.
Quelques années plus tard, il sera le créateur du fasciés du monstre de Frankenstein pour les besoins du chef d’œuvre de James Whale.   
A  l’époque où Jack a tourné dans ce Western, il venait de signer un contrat pour la Sunset Productions ‘dépendante de la Aywon Films – il y a de quoi s’y perdre) qui allait lui apporter une bien meilleure notoriété. Préalablement, il travaillait pour l’Arrow, firme nettement moins attrayante que la Sunset. Jack Hoxie allait y rester durant deux années consécutives avant de partir pour l’Universal. Pour le compte de la Aywon – Sunset Productions, il allait tourner une multitude de westerns intéressants : Back Fire d’Alvin J. Neitz (alias Alan James) ; Barb Wire ; The Crow’s nest de Paul Hurst ; Desert Rider de Robert N. Bradbury; 
The Forbidden Trail et Gallopin’ Through de Bradbury.
En voyant ce film et Forbidden Trail, vous comprendrez pourquoi Jack Hoxie était une star du Western. Jusqu’à présent, nous ne pouvions voir que les talkies avec Jack, mais ils sont d’une qualité nettement moindre que ses silents Westerns. 
Sur le carton noir et blanc nous avons
Jack Hoxie ... Jack Meadows
Marin Sais ... Barbara Layne
Frank Rice ... Toby Jones
Pat Harmon ... Deputy Dan Silo
Thomas G. Lingham ... Sheriff Layne  
Jack P. Pierce ... Pete Gushard
Frank Jonasson ... Ace Brokaw
Sonny Hicks ... Young boy  
Sur la stagecoach rouge nous avons Didier :

mardi 15 mai 2012

Rainbow Trail (The) - David Howard - 1932

George O'Brien, 
Cecilia Parker, 
Minna Gombell, 
Roscoe Ates, 
J.M. Kerrigan, 
James Kirkwood

65 minutes

D'après un roman de Zane Grey
Ce film est la suite de Riders of the Purple Sage 1931. 

Le début de ce film se situe quelques années plus tard, après que Jane, Lassiter et la petite Fay Larkin se soient enfuis dans une vallée secrète et après que les rochers aient dévalé sur les bandits qui cherchaient à les arrêter. Un cavalier, John Shefford (O'Brien) pénètre dans une contrée escarpée et découvre un moribond qui vient de recevoir une flèche via un ingénieux dispositif visant à faire croire que ce sont les Navajos qui l'ont abattu. En fait il s'agit de bandits qui se cachent dans cette région de l'Arizona pour extraire de l'or sur le territoire des Navajos. Le moribond n'est autre que Venters qui a tout juste le temps de transmettre à John une carte indiquant la vallée où se trouvent les fugitifs qui y vivent depuis de nombreuses années. Shefford se joint à Paddy Harrigan, le chef d'un convoi de mules devant amener des marchandises au Pueblo, fief des bandits ou une jeune fille est maintenue captive. C'est un  mystérieux homme masqué nommé King Dyer (Thorne) qui mène la bande, secondé par Ike Wilkins (Ates). Un indien reconnait John et Wilkins lui intime l'ordre de quitter le pueblo. Loin d'être impressionné, John va se baigner et fait la connaissance d'une mystérieuse jeune fille qui semble avoir peur. Plus tard John surprend Wilkins qui tente d'abuser une jeune indienne qu'il défend. Son frère est le chef des Navajos Lone Eagle (Frazer) qui empêchera qu'il soit jeté en bas de la falaise peu de temps plus tard. Les anciens racontent que la jeune fille enlevée est Fay Larkin et John va la tirer des pattes des bandits en tirant Lassiter et Jane hors de leur prison naturelle ...
Un film étrangement poétique. Le début n'est certes pas aussi palpitant que le premier opus intitulé The Riders of the Purple Sage, mais ce film n'est pas dénué d'attraits non plus.
Les images sont brillamment tournées grâce des paysages rocheux magnifiques comme on a peu souvent l'occasion d'en voir dans un western. Peu commune la scène de ces mules chargées de paquetages qui descendent à la queue leu leu un sentier escarpé qui serpente étroitement dans la montagne, images magnifiques et impressionnantes, de même les images de la course poursuite finale dans la poussière et les rochers. C'est franchement beau.
Un autre image qui me reste c'est celle de George O'Brien qui s'en va se baigner dans l'eau claire d'un bassin naturel. Alors qu'un petit oiseau enivré par la beauté du lieu gazouille à pleine voix, George qui sifflote en chœur fait la connaissance d'une charmante baigneuse intimidée par cette voix masculine venue de l'autre coté d'un rocher. C'est une scène très poétique charmante et romantique et c'est assez osé soit dit en passant.
On finit par se laisser entrainer par l'action et on suit les péripéties jusqu'à la fin avec plaisir. Ce film n'est pas sans rappeler Unknown Valley de Lambert Hillyer tourné avec Buck Jones un an plus tard en 1933 dans lequel les membres d'une communauté vivaient en vase clos en empêchant quiconque d'entrer ou de sortir de leur vallée. Le souffle du déroulement comporte quelques similitudes.

L'un des méchants est incarné par Roscoe Ates, excellent dans ce rôle de beau garçon dur qui parle de façon lente et menaçante. Quelle surprise en découvrant qu'il s'agit du même Roscoe Ates qui jouera tant de fois auprès d'Eddie Dean le rôle de Soapy Jones une dizaines d'années plus tard. Tous les protagonistes de ce film sont très bons, rien à redire à leur sujet, le sujet est peut être un peu brinquebalant avec ce couple coincé dans cette vallée depuis si longtemps, mais l'action m'a bien plu. 



lundi 14 mai 2012

Irish Gringo (the)- William C. Thompson -1936


1936 - Il y a déjà cinq ans que Warner Baxter a remporté le prix du meilleur acteur dans le film magnifique d’Irving Cummings The Cisco Kid. 
Depuis, le célèbre bandido mexicain a disparu de l’écran. La Keith Productions se dit que c’est le moment choisi de renouer avec le Cisco Kid qu’elle baptise l’Irish Gringo car elle ne dispose pas des fonds nécessaires pour se payer les droits cinématographiques du roman.
C’est Pat Carlyle alias Patrick Petersalia qui écrit l’histoire en s’inspirant du personnage créé par O’ Henry. Après avoir écrit son texte, Carlyle endosse le costume du joyeux bandido justicier et le voilà en tête d’affiche avant que la Keith Productions n’est vu quoique ce soit. Le Director, c’est William C. Thompson, il avait dirigé Pueblo Terror avec Buffalo Bill JR qui a fait l’objet d’une critique dans ce blog…
Ce chef d’œuvre de la série Z nous raconte qu’un tas de gars sont morts pour trouver la mine du Hollandais et que cette légende a apporté plus d’une fois le malheur pour ceux qui l’ont recherché comme on peut s’en rendre compte…  La Keith productions avec son auteur à quatre pesos se sont penchés sur la question et nous ont narré une de ces aventures.
Tout d’abord, trois badmen torturent un vieil homme dans une cabane. Le chef demande agressivement au vieillard où il a planque l’or du Dutchman. S’il ne parle pas, ca va faire chauffer ! Le vieillard saucissonné sur sa chaise proteste en disant qu’il ne sait rien et qu’il n’est pas l’homme qu’ils recherchent.
Tant pis pour lui. Le chef demande à l’un de ses lascars de lui retirer ses bottes et de lui cramer les pieds avec des allumettes. Ca va chauffer effectivement. Surtout lorsque le Irish Gringo avec ses deux Sidekicks approchent avec leur canasson. Ils déboulent dans la baraque, mais trop tard : le vieux a été trop chauffé et il est déjà parti bruler en enfer. Des coups de feu éclatent dans tous les sens et tout le monde s’enfuit chacun de son côté.
Dans la même région, un autre vieil homme (William Farnum – seul intérêt du film) parle avec sa petite fille de 8 ans. A la première vue, ils sont très pauvres et vivent dans de terribles conditions. La gamine est nue sous sa salopette en jean et marche nue pied. Mais le vieux la console en lui confiant un secret. Il a trouvé l’emplacement de la mine du Hollandais. Ils sont heureux, s’étreignent , s’embrassent (j’étais tellement touché que j’ai embrassé ma voisine en lui disant que William Farnum avait trouvé l’or du Hollandais et que sa gamine en allait hériter). Mais le vieux éprouve  un pressentiment. Il se demande s’il ne va pas bientôt mourir. Alors, prudent, il dessine l’emplacement de l’or sur une chemise qu’il donne ensuite à la gamine. Comme ca, elle pourra mettre quelque chose sous sa salopette et pourra se trimbaler avec la carte sans se faire remarquer.
Punaise, le vieux a un sacré don du pressentiment et Carlyle un sacré sens narratif. Voilà que les trois bandits se pointent. Cette fois, au moins ils ne se sont pas trompés de vieux. Ca barde. Non, le grand-père ne parlera pas, même si on le brule vivant ! … et pan, une balle de 45 l’empêche de faire le malin. Seulement, voilà, ils ne mettront pas la main sur la carte.
La gamine chiale la disparition de papy. Mais voilà que le Irish Gringo arrive avec ses deux Sidekicks (deux pour le prix d’un dans ce western). Il récupère la fille qui a enfilé la chemise entretemps puis part vers la ville mi western – mi année 1936. Nous avons été transporté dans le temps, mais peu importe. A partir de ce moment, la gamine est portée dans les bras par un des Sidekicks jusqu’à la fin du movie, comme si c’était un nouveau-né. Pourquoi ? Aurait elle été victimes des trois badmen qui lei auraient brulé les pieds avec les allumettes et que cette scène a été coupée ? Quien Sabe comme dirait le Irish Gringo !
Enfin Pat Carlyle, le mexicain vêtu sur son 31 se mêle aux citadins en costumes et cravates dans les saloons  (sans se faire remarquer avec son grand sombrero!)Puis raconte à une belle qu’il est à moitié mexicain et à moitié Irlandais. Personnellement, je dirais qu’il serait plutôt à moitié Mexicain et à moitié idiot, tout comme ce film qui ne vaut pas un clou.
J’en ai les larmes aux yeux tellement j’ai ri !!! Appelez les amis en les prévenant qu’ils vont rigoler un bon coup en regardant The Irish Gringo ! Vous passerez une soirée inoubliable.
Allez go pour le générique
Pat Carlyle ... Don O'Brien -The Irish Gringo
William Farnum ... Pop Wiley
Bryant Washburn ... Malone, gang boss
Elena Durán ... Carlotta
Karlyn May ... Anita
Olin Francis ... Henchman Rawlins
Milburn Morante ... Buffalo, sidekick
Don Orlando ... Sidekick Pancho
Ace Cain ... Ace Lewis
Rudolf Cornell ... Jimmy Melton

Notre amigo Didier qui nous a bien fait rigoler dans sa stagecoach…..

So long

So long