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North West Mounted Police, 1940, Cecil B. DeMille

North West Mounted Police, 1940, Cecil B. DeMille
Gary Cooper sa partenaire Madeleine Carroll et Preston Foster…

vendredi 18 mai 2012

Range Warfare – S. Roy Luby - 1934


Le générique :
Reb Russell / Reb Russell, aka The Whistler
Rebel / Rebel, Reb's Horse
Lucille Lund / Sue Callahan
Hal Taliaferro- Wally Wales / Tommy Lord
Roger Williams / Jess Monroe
Slim Whitaker- Charles Whittaker / Sheriff Curt Turner
Lafe McKee / Wade Callahan
Eddie Boland / Jack Brady
Dick Botiller / Little Feather
Range Warfare de 1934 est le quatrième western de Reb Russell à la Willis Kent Production que nous avons déjà évoqué sans la rubrique des films avec Reb, la star du football.  On ne sait comment, mais le producteur s’était acheté les droits d’un livre d’E.B. Mann intitulé  The Dead Whistler. Comme dans la plupart des romans de cet auteur, il nous plonge dans l’univers des ranchmens confrontés à des vols ou des meurtres. E.B. connait bien son travail et dans chacun de ses livres on y trouve un réel plaisir à les lire.
Nous n’en diront pas autant de ce Western dont l’adaptation s’avère catastrophique, tout comme le réalisation de Roy Luby, qui pourtant nous a réalisé un grand nombre de bons westerns B. Sa direction des acteurs est insignifiante et il n’est pas rare d’écouter Reb Russell réciter son texte comme un gamin le fait  à l’école. Même Wally Wales que nous connaissons fort bien pour son talent d’acteur ne brille guère. Mais en avait il l’occasion ?
Curieusement, Luby s’attarde sur des scènes  sans intérêts, comme celle par exemple de huit cowboys qui sont liés au lasso les uns derrière les autres par Reb et qu’ un peu plus tard nous retrouvons en train de marcher à la queue leu-leu. Enfin, un cowboy survient et coupe leurs liens. Nous devons attendre impatiemment que ces scènes se terminent car elles sont totalement gratuites et ne servent qu’à prolonger le film… Les invraisemblances ne manquent pas également. Citons celle-ci : Wally Wales est gravement blessé d’une balle dans les reins et conduit par Reb dans un ranch tenu par Lafe McKee et sa fille. Reb discute tranquillement de la pluie et du beau temps avec ses interlocuteurs, sur le pas de leur porte. Le sort de Wally n’est évoqué qu’à la fin de la conversation. Personne ne se doute qu’il agonise !
♣  Il est clair que l’adaptateur n’a pas su tirer parti du livre et que personne ne semble croire à cette histoire. Il faudra attendre pour que Luby et Reb se retrouvent pour le tournage d’Arizona Bad Man qui est d’un tout autre niveau.

♣  A l'écriture the Reb Didier 







Ce qui frappe surtout c'est que Reb Russell parle excessivement lentement avec un accent à couper au couteau (pour tout dire on dirait même qu'il a de la peine à articuler, en plus il cligne beaucoup des yeux ?) ...Wally Wales est toujours très bien à tel point que je me suis demandé pourquoi diable n'était-il pas le héros de ce film ? Il disparait purement et simplement de l'image alors qu'il est supposé être secrètement soigné dans la maison (il semble surtout que tout le monde est HORS de la maison). Wally Wales est laissé à l'agonie sans que cela ne perturbe quiconque (je me suis dit la même chose)
Lorsque Reb court en bas de l'escalier, regardez bien comme il pose ses pieds en travers des marches histoire de ne pas se prendre les éperons dans la contre marche ... c'est amusant de le voir marcher comme un crabe.
Il y a en effet plusieurs scènes un peu longuettes, comme celle citée plus haut des prisonniers marchant à la queue leu leu et que l'on voit pendant trop longtemps. Par contre il y aurait eu matière à faire une scène d’anthologie avec l'indien qui intercepte le message et qui utilise son étrille américaine comme arme pour forcer son interlocuteur à parler ... Celui-ci pousse un grand cri et je peux vous dire que l'étrille (surtout réglée sur poils d'hiver !) ça doit faire très mal sur le visage ! 
Le point positif à part ça, c'est Rebel, le cheval : un bien bel animal ! Parlant de cheval, ai-je rêvé ou quelqu'un essaie-t-il d'imiter (mal !) le hennissement d'un cheval au début du film?

Lou la Rebelle ou Lou qui re-bêle ! ;-) 



mercredi 16 mai 2012

Riders of the Law - Robert N. Bradbury - 1922


Alors que le Sheriff Layne traque des contrebandiers près de la frontière canadienne, il tombe en embuscade et est laissé pour mort. Il est sauvé par deux cowboys errants, Jack Meadows et Toby Jones. Déterminés de trouver les criminels, Jack et Toby suivent les traces des contrebandiers qui les mènent à une ville. Le seul indice qu’il possède est un fer à demi brisé resté sous l’un des sabots d’un cheval.  Ils décident d’ouvrir une forge… Mais les deux hommes doivent faire  vite car les bandits veulent faire la peau au sheriff…
Ce résumé est la traduction que l’on lit sur la 4e de couverture du dvd produit par les Oldies.
Un Western rempli de qualités, d’effets de styles, de très bonnes direction d’acteurs de la part de Robert N. Bradbury qui s’annonce comme un metteur en scène hors pair de westerns B .Hélas, le développement de son histoire n’est guère convaincant et l’on s’aperçoit rapidement qu’elle manque de réflexion, de réalisme et qu’elle manque d’analyse. Cette histoire sent la précipitation. C’est le point faible du film qui aurait dû être bien meilleur.  
Il faudra attendre Forbidden Trail pour que Bradbury et Jack se retrouvent pour qu’ils nous jettent aux yeux un sacré western.
Pour la petite histoire, l’héroïne, la fille du sheriff, qui finira pas partir avec Jack à la fin du western n’est autre que sa femme dans le privé. Leur liaison ne durera que trois ans.
 Jack Hoxie véhicule une image forte de cowboy viril à laquelle on croit. Son copain c’est Frank Rice, ce drôle de sidekick. Vous serez étonné de voir figurer au générique le nom de Jack Pierce en tant qu’assistant réalisateur ainsi qu’acteur dans le rôle d’un badman.
Quelques années plus tard, il sera le créateur du fasciés du monstre de Frankenstein pour les besoins du chef d’œuvre de James Whale.   
A  l’époque où Jack a tourné dans ce Western, il venait de signer un contrat pour la Sunset Productions ‘dépendante de la Aywon Films – il y a de quoi s’y perdre) qui allait lui apporter une bien meilleure notoriété. Préalablement, il travaillait pour l’Arrow, firme nettement moins attrayante que la Sunset. Jack Hoxie allait y rester durant deux années consécutives avant de partir pour l’Universal. Pour le compte de la Aywon – Sunset Productions, il allait tourner une multitude de westerns intéressants : Back Fire d’Alvin J. Neitz (alias Alan James) ; Barb Wire ; The Crow’s nest de Paul Hurst ; Desert Rider de Robert N. Bradbury; 
The Forbidden Trail et Gallopin’ Through de Bradbury.
En voyant ce film et Forbidden Trail, vous comprendrez pourquoi Jack Hoxie était une star du Western. Jusqu’à présent, nous ne pouvions voir que les talkies avec Jack, mais ils sont d’une qualité nettement moindre que ses silents Westerns. 
Sur le carton noir et blanc nous avons
Jack Hoxie ... Jack Meadows
Marin Sais ... Barbara Layne
Frank Rice ... Toby Jones
Pat Harmon ... Deputy Dan Silo
Thomas G. Lingham ... Sheriff Layne  
Jack P. Pierce ... Pete Gushard
Frank Jonasson ... Ace Brokaw
Sonny Hicks ... Young boy  
Sur la stagecoach rouge nous avons Didier :

lundi 14 mai 2012

The Irish Gringo - William C. Thompson -1936


1936 - Il y a déjà cinq ans que Warner Baxter a remporté le prix du meilleur acteur dans le film magnifique d’Irving Cummings The Cisco Kid. 
Depuis, le célèbre bandido mexicain a disparu de l’écran. La Keith Productions se dit que c’est le moment choisi de renouer avec le Cisco Kid qu’elle baptise l’Irish Gringo car elle ne dispose pas des fonds nécessaires pour se payer les droits cinématographiques du roman.
C’est Pat Carlyle alias Patrick Petersalia qui écrit l’histoire en s’inspirant du personnage créé par O’ Henry. Après avoir écrit son texte, Carlyle endosse le costume du joyeux bandido justicier et le voilà en tête d’affiche avant que la Keith Productions n’est vu quoique ce soit. Le Director, c’est William C. Thompson, il avait dirigé Pueblo Terror avec Buffalo Bill JR qui a fait l’objet d’une critique dans ce blog…
Ce chef d’œuvre de la série Z nous raconte qu’un tas de gars sont morts pour trouver la mine du Hollandais et que cette légende a apporté plus d’une fois le malheur pour ceux qui l’ont recherché comme on peut s’en rendre compte…  La Keith productions avec son auteur à quatre pesos se sont penchés sur la question et nous ont narré une de ces aventures.
Tout d’abord, trois badmen torturent un vieil homme dans une cabane. Le chef demande agressivement au vieillard où il a planque l’or du Dutchman. S’il ne parle pas, ca va faire chauffer ! Le vieillard saucissonné sur sa chaise proteste en disant qu’il ne sait rien et qu’il n’est pas l’homme qu’ils recherchent.
Tant pis pour lui. Le chef demande à l’un de ses lascars de lui retirer ses bottes et de lui cramer les pieds avec des allumettes. Ca va chauffer effectivement. Surtout lorsque le Irish Gringo avec ses deux Sidekicks approchent avec leur canasson. Ils déboulent dans la baraque, mais trop tard : le vieux a été trop chauffé et il est déjà parti bruler en enfer. Des coups de feu éclatent dans tous les sens et tout le monde s’enfuit chacun de son côté.
Dans la même région, un autre vieil homme (William Farnum – seul intérêt du film) parle avec sa petite fille de 8 ans. A la première vue, ils sont très pauvres et vivent dans de terribles conditions. La gamine est nue sous sa salopette en jean et marche nue pied. Mais le vieux la console en lui confiant un secret. Il a trouvé l’emplacement de la mine du Hollandais. Ils sont heureux, s’étreignent , s’embrassent (j’étais tellement touché que j’ai embrassé ma voisine en lui disant que William Farnum avait trouvé l’or du Hollandais et que sa gamine en allait hériter). Mais le vieux éprouve  un pressentiment. Il se demande s’il ne va pas bientôt mourir. Alors, prudent, il dessine l’emplacement de l’or sur une chemise qu’il donne ensuite à la gamine. Comme ca, elle pourra mettre quelque chose sous sa salopette et pourra se trimbaler avec la carte sans se faire remarquer.
Punaise, le vieux a un sacré don du pressentiment et Carlyle un sacré sens narratif. Voilà que les trois bandits se pointent. Cette fois, au moins ils ne se sont pas trompés de vieux. Ca barde. Non, le grand-père ne parlera pas, même si on le brule vivant ! … et pan, une balle de 45 l’empêche de faire le malin. Seulement, voilà, ils ne mettront pas la main sur la carte.
La gamine chiale la disparition de papy. Mais voilà que le Irish Gringo arrive avec ses deux Sidekicks (deux pour le prix d’un dans ce western). Il récupère la fille qui a enfilé la chemise entretemps puis part vers la ville mi western – mi année 1936. Nous avons été transporté dans le temps, mais peu importe. A partir de ce moment, la gamine est portée dans les bras par un des Sidekicks jusqu’à la fin du movie, comme si c’était un nouveau-né. Pourquoi ? Aurait elle été victimes des trois badmen qui lei auraient brulé les pieds avec les allumettes et que cette scène a été coupée ? Quien Sabe comme dirait le Irish Gringo !
Enfin Pat Carlyle, le mexicain vêtu sur son 31 se mêle aux citadins en costumes et cravates dans les saloons  (sans se faire remarquer avec son grand sombrero!)Puis raconte à une belle qu’il est à moitié mexicain et à moitié Irlandais. Personnellement, je dirais qu’il serait plutôt à moitié Mexicain et à moitié idiot, tout comme ce film qui ne vaut pas un clou.
J’en ai les larmes aux yeux tellement j’ai ri !!! Appelez les amis en les prévenant qu’ils vont rigoler un bon coup en regardant The Irish Gringo ! Vous passerez une soirée inoubliable.
Allez go pour le générique
Pat Carlyle ... Don O'Brien -The Irish Gringo
William Farnum ... Pop Wiley
Bryant Washburn ... Malone, gang boss
Elena Durán ... Carlotta
Karlyn May ... Anita
Olin Francis ... Henchman Rawlins
Milburn Morante ... Buffalo, sidekick
Don Orlando ... Sidekick Pancho
Ace Cain ... Ace Lewis
Rudolf Cornell ... Jimmy Melton

Notre amigo Didier qui nous a bien fait rigoler dans sa stagecoach…..

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