Comme des feux dans la plaine

Comme des feux dans la plaine
Le dernier livre de Guy Vanderhaeghe vient de sortir en librairie. Ainsi s’achève avec brio une trilogie commencée avec ‘La dernière traversée (2006)’ et ‘Comme des loups (2008)’. Un livre de 560 pages édité chez Albin Michel au format de 15 x 22 cm. Le résumé: Guy Vanderhaeghe nous fait revivre les derniers feux de la conquête de l’Ouest. Pour échapper à l’influence d’un père autoritaire, magnat de l’industrie du bois, Wesley Case quitte les rangs de l’armée canadienne et part vers les régions sauvages de la Frontière. Arrivé à Fort Benton, dans le Montana, où il compte acheter un ranch et repartir de zéro, il se voit confier une mission qu’il ne peut refuser : assurer la liaison entre les militaires américains et canadiens, au moment où les tensions avec les Sioux sont à leur comble depuis la défaite du général Custer à Little Bighorn. Mais une jeune Américaine, épouse désenchantée d’un avocat véreux, dont il tombe fou amoureux, va réveiller les démons de son passé et enflammer la jalousie d’un dangereux rival…

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mardi 15 mai 2012

The Rainbow Trail - David Howard - 1932

George O'Brien, 
Cecilia Parker, 
Minna Gombell, 
Roscoe Ates, 
J.M. Kerrigan, 
James Kirkwood

65 minutes

D'après un roman de Zane Grey
Ce film est la suite de Riders of the Purple Sage 1931. 

Le début de ce film se situe quelques années plus tard, après que Jane, Lassiter et la petite Fay Larkin se soient enfuis dans une vallée secrète et après que les rochers aient dévalé sur les bandits qui cherchaient à les arrêter. Un cavalier, John Shefford (O'Brien) pénètre dans une contrée escarpée et découvre un moribond qui vient de recevoir une flèche via un ingénieux dispositif visant à faire croire que ce sont les Navajos qui l'ont abattu. En fait il s'agit de bandits qui se cachent dans cette région de l'Arizona pour extraire de l'or sur le territoire des Navajos. Le moribond n'est autre que Venters qui a tout juste le temps de transmettre à John une carte indiquant la vallée où se trouvent les fugitifs qui y vivent depuis de nombreuses années. Shefford se joint à Paddy Harrigan, le chef d'un convoi de mules devant amener des marchandises au Pueblo, fief des bandits ou une jeune fille est maintenue captive. C'est un  mystérieux homme masqué nommé King Dyer (Thorne) qui mène la bande, secondé par Ike Wilkins (Ates). Un indien reconnait John et Wilkins lui intime l'ordre de quitter le pueblo. Loin d'être impressionné, John va se baigner et fait la connaissance d'une mystérieuse jeune fille qui semble avoir peur. Plus tard John surprend Wilkins qui tente d'abuser une jeune indienne qu'il défend. Son frère est le chef des Navajos Lone Eagle (Frazer) qui empêchera qu'il soit jeté en bas de la falaise peu de temps plus tard. Les anciens racontent que la jeune fille enlevée est Fay Larkin et John va la tirer des pattes des bandits en tirant Lassiter et Jane hors de leur prison naturelle ...
Un film étrangement poétique. Le début n'est certes pas aussi palpitant que le premier opus intitulé The Riders of the Purple Sage, mais ce film n'est pas dénué d'attraits non plus.
Les images sont brillamment tournées grâce des paysages rocheux magnifiques comme on a peu souvent l'occasion d'en voir dans un western. Peu commune la scène de ces mules chargées de paquetages qui descendent à la queue leu leu un sentier escarpé qui serpente étroitement dans la montagne, images magnifiques et impressionnantes, de même les images de la course poursuite finale dans la poussière et les rochers. C'est franchement beau.
Un autre image qui me reste c'est celle de George O'Brien qui s'en va se baigner dans l'eau claire d'un bassin naturel. Alors qu'un petit oiseau enivré par la beauté du lieu gazouille à pleine voix, George qui sifflote en chœur fait la connaissance d'une charmante baigneuse intimidée par cette voix masculine venue de l'autre coté d'un rocher. C'est une scène très poétique charmante et romantique et c'est assez osé soit dit en passant.
On finit par se laisser entrainer par l'action et on suit les péripéties jusqu'à la fin avec plaisir. Ce film n'est pas sans rappeler Unknown Valley de Lambert Hillyer tourné avec Buck Jones un an plus tard en 1933 dans lequel les membres d'une communauté vivaient en vase clos en empêchant quiconque d'entrer ou de sortir de leur vallée. Le souffle du déroulement comporte quelques similitudes.

L'un des méchants est incarné par Roscoe Ates, excellent dans ce rôle de beau garçon dur qui parle de façon lente et menaçante. Quelle surprise en découvrant qu'il s'agit du même Roscoe Ates qui jouera tant de fois auprès d'Eddie Dean le rôle de Soapy Jones une dizaines d'années plus tard. Tous les protagonistes de ce film sont très bons, rien à redire à leur sujet, le sujet est peut être un peu brinquebalant avec ce couple coincé dans cette vallée depuis si longtemps, mais l'action m'a bien plu. 



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