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20 Mule Team du directeur Richard Thorpe de 1940.

20 Mule Team du directeur Richard Thorpe de 1940.
Une tranche du cinéma Wallace Beery et sa partenaire la fameuse Marjorie Rambeau… Dans la Vallée de la Mort, Skinner et Pete, un Piute qui lui sert de guide, reviennent d'un voyage avec une cargaison de borax tirée par 20 mules…

lundi 28 mai 2012

Gun packer - Wallace Fox - 1938


Mignonne non!...LOUISE STANLEY

Le générique
Addison Randall / Jack Denton
Louise Stanley / Ruth Adams
Charles King / Chance Moore
Barlowe Borland / Professor Angel
Dave O'Brien / Henchman Red Baker
Lloyd Ingraham / Chief E. B. Holmes
Glenn Strange / Sheriff
Ernie Adams / Stage Driver Jim Lee
Ray Turner / Pinkie, Jack's sidekick  
Forrest Taylor / Express Manager Hart
Rusty the Horse / Rusty, Jack's horse

Après Mexicali Kid, notre acteur Jack Randall se retrouve une nouvelle fois sous la direction de   Wallace Fox qui dispose cette fois d’un bien meilleur scénario écrit par Robert Emmett Tansey.

Jack Denton (Jack Randall) alia Trigger Smith est sollicité par le chef Holmes (Loyd Ingraham) de mettre fin aux agissements d’une bande qui s’en prend aux diligences transportant l’or des mineurs. En arrivant sur place, Jack reconnait le professeur Angel, ex forçat qui fait partie des voleurs. Il parvient à gagner sa confiance et grâce à lui se fait introduire dans la bande pour mieux la démanteler. Le chef c’est Cance Moore, un vieux renard (incarné par Charles King) qui va bénéficier d’un membre qui va devenir célèbre dans le western : Dave O’Brien.
Ce Gun Packer se voit remettre la ceinture d’armes de son père par Lloyd Ingraham au début pour accomplir sa mission. Il s’acquitte de sa tâche en menant l’enquête ponctuée de bagarres et de coups de six-guns. Le tout est habilement dosé et on passe une heure avec plaisir. Les cascades, assez nombreuses, sont assez spectaculaires. 
Comme dans tous les Westerns avec Jack Randall, ce dernier est doublé par Tom Steele et les autres acteurs sont doublés par Wally West.
 Le paysage est superbe. L’équipe a tourné dans la région de Kernville en Californie où quelques années plus tard John Huston viendra tourner son Trésor de la Sierra Madre. 
Vous noterez également les prestations du cheval Rusty, monture de Jack qui se distingue tout particulièrement en jetant le lasso de son maitre cinq mètres plus bas, dans une rivière, pour le tirer du haut d’une falaise.  
Mignon non !..JACK n'est ce pas LOU...
Toujours fidèle avec son six guns et sa stagecoach ......

dimanche 27 mai 2012

The Cattle Thief - Spencer G. Bennet - 1936

Ken Maynard, Geneva Mitchell, Ward Bond

58 minutes

Du bétail est en route et sur le point de transiter via un col de montagne mais celui-ci est bloqué par des barbelés et Ranse (Bond) le contremaitre du ranch Pierson exige 5 dollars de péage par tête de bovin. Outré le propriétaire du bétail refuse et c'est l'échange de coups de feu durant lequel il est blessé. Un mystérieux homme masqué démonte les barbelés et le bétail passe. Poursuivi par les hommes de Ranse, l'inconnu disparait purement et simplement dans la nature, seul un colporteur et sa carriole emplie de marchandises se montre sur la route et affirme n'avoir vu personne. Un peu plus tard le même colporteur prend en charge le blessé et apprend que Pierson est un homme gravement atteint dans sa santé qui ne peut plus parler et qui se déplace en chaise roulante. Sur la suggestion du colporteur une lettre lui est est remise afin de demander à Pierson s'il est au courant que son contremaitre Ranse bloque l'accès de ce col, mais la mission est plus délicate que prévue...
Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi j'ai toujours l'impression de faire le même genre de résumé mais jamais l'impression de revoir le même film ? Mmmhh ?
Un film qui mitige. D'un côté l'action est sympathique grâce à ce rôle dual dans lequel Ken Maynard semble se faire très plaisir et se montre très à l'aise, de l'autre l'action avance par à-coups. Bien sûr on comprend très vite que Ken est le colporteur car même parlant très lentement il est reconnaissable et par la voix et par son physique. De même qu'on imagine très vite la cachette où se tient le magnifique Tarzan. On aura même l'occasion d'entendre chanter Ken qui s'accompagne à la guitare.
Geneva Mitchell est une actrice morte prématurément à l'âge de 41 ans. Elle avait commencé sa carrière en tant danseuse (chorus girl) chez Ziegfield.
 Sans prétention mais sympathique toutefois ce film sera tourné 3 ans plus tard par le même réalisateur sous le titre de Riders of the Frontier en 1939 avec Tex Ritter dans le rôle de Ken.
KEN et son cheval TARZAN

samedi 26 mai 2012

Mexicali Kid – Wallace Fox - 1938


♣ Mexicali Kid s’annonce comme un très bon western B. 
♣ Jack apprend par la presse que son frère, caissier dans une banque, a été tué lors d’un braquage. Fortement attristé, la haine prend le dessus de l’homme et il ne songe plus qu’à le venger. Il part sur les traces des bandits avec Rusty, son fidèle cheval et en traversant le désert, ils  rencontrent un hors-la-loi agonisant. Il s’agit du Mexicali Kid, l’un des membres de la bande en question.
♣ Malgré le fossé qui sépare les deux jeunes gens, une forme d’amitié nait entre eux. Au cours de leur voyage qui s’achève dans un ranch où ils se remettent de leurs épreuves, Jack apprend que le Kid n’était qu’un maillon de la bande et que l’auteur du crime est un autre membre. Au cours de leur séjour  dans le ranch où vit une fort jolie fille, ils apprennent que Gordon veut s’approprier la propriété de la belle Eleanor Stewart et que Gordon n’est autre que le chef de bande qui a tué le frère de Jack. Ce dernier décide de suivre le kid qui l’introduit dans la bande installée à la ville la plus proche. Le chef Gordon propose à Jack de se faire passer pour un héritier du ranch et lorsqu’il signera l’acquisition, il lui remettra une forte somme en échange du ranch et de ses terres. A partir de cette étape du film, rien ne va plus.
♣ L’histoire de M. Tansey fait basculer le bon travail des acteurs, du réalisateur Wallace Fox, du photographe et celui  du producteur dans le néant. Nous resterons sur les vingt premières minutes dignes d’un grand western.
♣ Une mention spéciale pour ce Kid inconnu des cinéphiles, Wesley Barry, qui colle à la peau de son personnage violent, impulsif, mais généreux et dévoué. Avant de mourir tué d’une balle par le chef de bande, il demandera à Jack de lui retirer ses bottes car tous ceux qui l’ont connu lui avaient promis qu’il mourrait les bottes aux pieds. Parmi la cinquantaine de films tournés avec Wesley Barry, un seul autre est un western : Border Romance de Richard Thorpe réalisé en 1929. Il a passé également derrière la caméra et a tourné quatre épisodes de la série Wild Bill Hickock avec Guy Madison et a réalisé The Trail Blazers avec Alan Hale Jr. Quant à  Wilhem Von Brincken en chef des badmen, il n’est pas à sa place dans ce film.

♣ Une mention pour le générique.
Addison Randall / Jack Wood
Wesley Barry / Mexicali Kid
Eleanor Stewart / Jean Carter
Wilhelm von Brincken / Frederick Gorson
Chester Gan / McCarty, Jean's Ranch Cook
Glenn Strange / Foreman Jed
Billy Bletcher / Stagecoach Driver
Ernie Adams / Carl, Gorson's Bookkeeper
Ed Cassidy / Sheriff Ed
Bud Osborne / Henchman Chris Collins 


 ♣ Une mention pour la stagecoach toujours pimpante !....

jeudi 24 mai 2012

Eddie Dean Singing Cowboy

                                                 Eddie Dean 1907-1999

De son véritable nom EDGAR DEAN GLOSUP né au TEXAS à POSEY en 1907 et décédé le 4 Mars 1999 en CALIFORNIE, ancien chanteur de GOSPEL devenu « SINGING COW BOY »dans plus de 50 westerns de 1937 à 1948.
Il n’a jamais était un rival sérieux pour GENE AUTRY ou ROY ROGERS malgré son physique et sa qualité d’acteur.
Il a cependant fait une belle carrière importante à l’écran, sur scène et dans les juke-boxes.
Plusieurs de ses compositions sont devenues des classiques de la country music tels que « I dream of a hilbilly heaven, Run Jimmy run et A cowboy sings country » des chansons reprises maintes fois par d’autres tels que TEX RITTER.
Le longiligne EDDIE avec une voix magnifique a commencé à chevaucher sur les écrans, d’abord dans de petits rôles chantants puis comme vedette.
Il éclipse Ken Maynard dans « HARMONY TRAIL », et s’impose dans « SONG OF OLD WYOMING, TORNADO RANGE, et ROMANCE OF THE WEST» des westerns aux budgets assez élevés et en couleurs, contraire à l’usage de l’époque dans ce genre de production.
Il a enregistré d’excellents disques dans les années 70 sur le label de son ami Jimmy Wakely.

Au coté du CHEF THUNDERCLOUD pour 'ROMANCE OF THE WEST' 1946 

mardi 22 mai 2012

In Old Mexico - Edward D. Venturini - 1938


Au centre JAN CLAYTON
♥ In Old Mexico demeure un western à part entière de la série des Hopalong Cassidy. Il est inclassable tant son style diffère des autres films des productions Harry Sherman. En remarquant le nom De Venturini, le réalisateur de ce volet, on peut s’attendre au pire. C’est un metteur en scène qui filmait les versions espagnoles des films à Hollywood  et le seul western qu’il a réalisé,  Llano Kid, est franchement mauvais.
Pourtant, Venturini s’acquitte fort bien du tournage, bien que certaines scènes d’action se montrent naïves. Mais d’une façon générale, son  travail reste très correct. A en juger par tout cela, on se demande si finalement ce n’est pas Harry Sherman, le producteur, qui réalise les films. Il sait imposer ses idées, sa façon de faire, sa volonté d’apporter du nouveau à chaque épisode  qu’il semble surveiller pour notre plus grand plaisir. D’un film à un autre ou presque, on remarque une nouvelle façon de faire. Est-ce du à ces différents réalisateurs comme Bretherton, Wate, Selander, Venturini qui apportent leur patte personnelle ou est ce du à Harry Sherman ?
Au centre JAN CLAYTON
♥ Pour ma part, je pense que ce dernier s’avère le producteur numéro un du Western B. Il frise la perfection et s’évertue de donner satisfaction à ses spectateurs. Nous sommes loin de la Keith Productions, Steiner Productions et autres escrocs de la pellicule qui sont venus à bout de grands Westerners. Les productions Harry Sherman concernant les Hoppy n’ont pas duré un an et demi comme certaines maisons de productions de Westerns B ou plutôt du western Z.
♥ In Old Mexico constitue la suite du génial  Borderland  (1937 – de Nate Wate) où Hoppy était opposé à The Fox. Nous retrouvons ce dernier personnage ; hélas non interprété par Morris Ankrum, mais par Paul Sutton qui s’acquitte honorablement de se prestation d’acteur, mais n’arrive pas au niveau de son prédécesseur. 
In Old Mexico, c’est avant une sorte de comédie sophistiquée avec les personnages de cette grande hacienda. Venturini prend un malin plaisir à nous mettre en avant une grande famille mexicaine, sa culture, son respect pour autrui etc. Les rapports entre Hoppy, Windy et Lucky sont charmants. Des idylles se nouent en demi-teintes, au son d’une musque superbe, de douces mélodies qui en arrivent à vous faire oublier le moteur du film.
A droite JAN CLAYTON-ALLAN GARCIA
Nos trois compères sont amenés à venir en aide à un ami qui se trouve au sud de la frontière mexicaine. Hélas, lorsqu’ils arrivent, ils apprennent qu’il a été tué. Ils se  rendent alors au Rancho de Gonzales où ils sont hébergés. Ils rencontrent alors une jolie femme qui s’avère être la sœur du Fox qui s’est évadé et souhaite se venger.
De nombreuses nuances dans cette histoire présentent un grand sens de la narration qui vous conduit pendant près de 40 minutes sans qu’un seul coup de feu ait retenti. Le dernier quart d’heure est bondé d’action et de rebondissements qui conduiront une fois pour toute à la fin du Fox, tué d’une balle en plein cœur par Hoppy qui a dégainé d’une façon spectaculaire, ou plus précisément à dégainer d’une façon demandée par Venturini qui vous laissera bouche-bée.
Bien que ce film reste original, on peut se demander ce qu’a pu écrire Clarence Mulford dans cette histoire. Apparemment pas grand-chose car les lettres de protestation de l’auteur commence à arriver sur le bureau d’Harry Sherman. Outre les qualités de ce dernier que nous vantons, nous constatons quelques inégalités d’intérêts dans les derniers Hoppy, notamment Heart of Arizona et Pride of the West.
♥ Nous en reparlerons dans le prochain Hoppy de la raison qui s’avère totalement intéressant à cause de son histoire : The Frontiersman.
A gauche PAUL SUTTON
♥ Sur la toile nous avons :
William Boyd / 'Hopalong' Cassidy
George 'Gabby' Hayes / 'Windy' Halliday
Russell Hayden / 'Lucky' Jenkins
Paul Sutton / the Fox
Al Ernest Garcia / Don Carlos Gonzales  
Jan Clayton / Anita Gonzales  
Trevor Bardette / Rurales Colonel Gonzales
Glenn Strange / Henchman Burke




 ♥ Sur le cuir de la stagecoach nous avons Didier.

dimanche 20 mai 2012

The Desperado - Thomas Carr - 1954


Wayne Morris / Sam Garrett
Jimmy Lydon / Tom Cameron 
Beverly Garland / Laurie Bannerman
Rayford Barnes / Ray Novak
Dabbs Greer / U.S. Marshal Jim Langley
Lee Van Cleef / The Crayton Twins,
Nestor Paiva ./ Captain Jake Thornton
Roy Barcroft / Martin Novack
John Dierkes / Police Sergeant
Richard Shackleton / Pat Garner
♣ Avant tout, ce Desperado, c’est la roman de Clifton Adams ou encore un chef d’œuvre de la littérature du Western. Cet immense auteur de Westerns noirs nous a laissé derrière lui d’innombrables Novels qui vous marquent quand vous les lisez. Clift connait bien les deux côtés de la loi et il en est l’un des spécialistes. Que ces personnages soient des Sheriffs ou des Outlaws, ses héros sonnent toujours justes et il n’a pas son pareil pour écrire de cette façon. C’est la raison pour laquelle il a raflé à deux reprises le Spur Award. 
♣ The Desperado raconte l’histoire de deux jeunes Texans qui se retrouvent sous le joug des Unionistes après la guerre de Sécession. La liberté des habitants se trouve bafouée. Un gouverneur mis en place par les vainqueurs impose sa  propre loi et il faudra plusieurs années pour qu’il soit remplacé.  Ainsi, les « ventres bleus », de par leurs abus, vont développer la révolte parmi les plus endurcis et ces rebelles  vont devenir en quelque sorte des proscrits du Texas.
Suite à des explosions de dynamite dans une ville et à la mauvaise considération des soldats de l’Union, le Capitaine Thornton envoie ses hommes mener une enquête qui se veut en réalité une représailles. Deux jeunes garçons dont l’un est jaloux de l’autre à cause de la femme qu’il aimait et qui a choisi son ami, sont inquiétés par les soldats qui se disent injuriés par des citadins. Ils conduisent les deux gars en prison pour mener des interrogatoires qui vont s’avérer démesurément violent. Ils parviennent à s’échapper et doivent quitter leur foyer. Ils ne tardent pas à être recherchés et considérés comme des bandits. En cours de route, ils rencontrent un Desperado, un as de la gâchette qu’ils décident de suivre… Lui aussi est un paria. Mais est ce l’homme dont ils allaient partager le destin ?
♣ Le film vaut surtout en psychologie bien que l’action soit constante. Thomas Carr, le réalisateur, qui souffre du manque de moyens pour tourner ce film, s’en sort plutôt bien car l’adaptation du livre est dès plus fidèles. On ose à peine imaginer ce que la Warner Bros aurait pu faire de ce roman : un chef d’œuvre sans nul doute possible.
Tous les acteurs s’avèrent secondaires, ce qui apporte un réalisme certain au film. Seul, Wayne Morris nous ait connus et il se montre parfaitement à la hauteur de son rôle.
♣ Un très bon western B. 
♣ Mais si vous êtes attirés par ce desperado, commencez par lire ce roman publié chez Gallimard dans la collection Série noire.

♣ Pour une autre vue : http://sperto.over-blog.com/article-the-desperado-thomas-carr-1954-94956448.html
 ♣ Dans la stagecoach le desperado Didier.....

samedi 19 mai 2012

The Phantom of the West - D. Ross Lederman - 1931


Tom Tyler, Tom Santschi, Joe Bonomo, William Desmond, Dorothy Gulliver, Frank Lanning, Tom Dugan, Kermit Maynard, Frank Hagney

Serial en 10 chapitres (172 minutes au total)
Titres :
  • 1. The Ghost Riders
  • 2. The Stairway of Doom
  • 3. The Horror in the Dark
  • 4. The Battle of the Strong
  • 5. The Leagoe of the Lawless
  • 6. The Canyon of Calamity
  • 7. The Price of Silence
  • 8. The House of Hate
  • 9. The Fatal Secret
  • 10.Rogue's Roundup
Un condamné à perpétuité s'évade après avoir déjà purgé 15 ans d'emprisonnement. 
Dans sa fuite il est aidé par Jim Lester (Tyler) qui apprend par la suite qu'il a sans le vouloir aidé le meurtrier de son propre père. 
Mais l'homme en question, Cortez (Lanning) lui laisse un mot lui expliquant qu'il est innocent et ajoute une liste de 7 noms d'hommes dont l'un d'eux est forcément coupable.
Lester se met en piste à la suite de Cortez qui veut faire la preuve de son innocence. En chemin Lester est attaqué, des mystérieux  billets signés le Phantom sont retrouvés et une bande de cavaliers masqués sévi dans la région. 
Une jeune employée du saloon qui n'est autre que Mona la fille de Cortez se mêle de vouloir aider son père ...
Beaucoup d'éléments se mettent en place dès les premières images et le nombre impressionnant de personnages prête vite à confusion. 
Pour ajouter un peu de piment à la sauce qui prend pourtant bien, on a aussi  Oscar (Dugan), un bègue qui veut devenir adjoint du shérif et qui n'apporte pas grand'chose si ce n'est la partie comique (un peu lourde toutefois), un shérif costaud qui semble efficace en la personne de Frank Hagney (une armoire à glace qui ne s'en laisse pas compter), un propriétaire de saloon interprété par Tom Santschi, les 7 membres de la liste dont le présumé tueur (dont Kermit Maynard), une bande d'une vingtaine de cavaliers masqués dont le but n'est pas clair du tout, bref, ça fait pas mal de personnes dont les caractères ne sont pas très clairement définis au départ, à part bien sûr le héros, la jeune fille (plutôt  charmante) et son père et le shérif.
L'action est constante et j'avoue avoir eu du plaisir à voir ce serial qui m'a paru moins bâclé que certains autres du même genre. 
Honte à celui qui imite les chevaux se battant au-dessus de Mona dans l'un des premiers épisodes : il n'a aucun talent pour imiter les hennissements !

 

vendredi 18 mai 2012

Range Warfare – S. Roy Luby - 1934


♣ Le générique :
Reb Russell / Reb Russell, aka The Whistler
Rebel / Rebel, Reb's Horse
Lucille Lund / Sue Callahan
Hal Taliaferro- Wally Wales / Tommy Lord
Roger Williams / Jess Monroe
Slim Whitaker- Charles Whittaker / Sheriff Curt Turner
Lafe McKee / Wade Callahan
Eddie Boland / Jack Brady
Dick Botiller / Little Feather
♣ Range Warfare de 1934 est le quatrième western de Reb Russell à la Willis Kent Production que nous avons déjà évoqué sans la rubrique des films avec Reb, la star du football.  On ne sait comment, mais le producteur s’était acheté les droits d’un livre d’E.B. Mann intitulé  The Dead Whistler. Comme dans la plupart des romans de cet auteur, il nous plonge dans l’univers des ranchmens confrontés à des vols ou des meurtres. E.B. connait bien son travail et dans chacun de ses livres on y trouve un réel plaisir à les lire.
♣ Nous n’en diront pas autant de ce Western dont l’adaptation s’avère catastrophique, tout comme le réalisation de Roy Luby, qui pourtant nous a réalisé un grand nombre de bons westerns B. Sa direction des acteurs est insignifiante et il n’est pas rare d’écouter Reb Russell réciter son texte comme un gamin le fait  à l’école. Même Wally Wales que nous connaissons fort bien pour son talent d’acteur ne brille guère. Mais en avait il l’occasion ?
♣ Curieusement, Luby s’attarde sur des scènes  sans intérêts, comme celle par exemple de huit cowboys qui sont liés au lasso les uns derrière les autres par Reb et qu’ un peu plus tard nous retrouvons en train de marcher à la queue leu-leu. Enfin, un cowboy survient et coupe leurs liens. Nous devons attendre impatiemment que ces scènes se terminent car elles sont totalement gratuites et ne servent qu’à prolonger le film… Les invraisemblances ne manquent pas également. Citons celle-ci : Wally Wales est gravement blessé d’une balle dans les reins et conduit par Reb dans un ranch tenu par Lafe McKee et sa fille. Reb discute tranquillement de la pluie et du beau temps avec ses interlocuteurs, sur le pas de leur porte. Le sort de Wally n’est évoqué qu’à la fin de la conversation. Personne ne se doute qu’il agonise !
♣  Il est clair que l’adaptateur n’a pas su tirer parti du livre et que personne ne semble croire à cette histoire. Il faudra attendre pour que Luby et Reb se retrouvent pour le tournage d’Arizona Bad Man qui est d’un tout autre niveau.

♣  A l'écriture the Reb Didier 







Ce qui frappe surtout c'est que Reb Russell parle excessivement lentement avec un accent à couper au couteau (pour tout dire on dirait même qu'il a de la peine à articuler, en plus il cligne beaucoup des yeux ?) ...Wally Wales est toujours très bien à tel point que je me suis demandé pourquoi diable n'était-il pas le héros de ce film ? Il disparait purement et simplement de l'image alors qu'il est supposé être secrètement soigné dans la maison (il semble surtout que tout le monde est HORS de la maison). Wally Wales est laissé à l'agonie sans que cela ne perturbe quiconque (je me suis dit la même chose)
Lorsque Reb court en bas de l'escalier, regardez bien comme il pose ses pieds en travers des marches histoire de ne pas se prendre les éperons dans la contre marche ... c'est amusant de le voir marcher comme un crabe.
Il y a en effet plusieurs scènes un peu longuettes, comme celle citée plus haut des prisonniers marchant à la queue leu leu et que l'on voit pendant trop longtemps. Par contre il y aurait eu matière à faire une scène d’anthologie avec l'indien qui intercepte le message et qui utilise son étrille américaine comme arme pour forcer son interlocuteur à parler ... Celui-ci pousse un grand cri et je peux vous dire que l'étrille (surtout réglée sur poils d'hiver !) ça doit faire très mal sur le visage ! 
Le point positif à part ça, c'est Rebel, le cheval : un bien bel animal ! Parlant de cheval, ai-je rêvé ou quelqu'un essaie-t-il d'imiter (mal !) le hennissement d'un cheval au début du film?

Lou la Rebelle ou Lou qui re-bêle ! ;-) 




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