Comme des feux dans la plaine

Comme des feux dans la plaine
Le dernier livre de Guy Vanderhaeghe vient de sortir en librairie. Ainsi s’achève avec brio une trilogie commencée avec ‘La dernière traversée (2006)’ et ‘Comme des loups (2008)’. Un livre de 560 pages édité chez Albin Michel au format de 15 x 22 cm. Le résumé: Guy Vanderhaeghe nous fait revivre les derniers feux de la conquête de l’Ouest. Pour échapper à l’influence d’un père autoritaire, magnat de l’industrie du bois, Wesley Case quitte les rangs de l’armée canadienne et part vers les régions sauvages de la Frontière. Arrivé à Fort Benton, dans le Montana, où il compte acheter un ranch et repartir de zéro, il se voit confier une mission qu’il ne peut refuser : assurer la liaison entre les militaires américains et canadiens, au moment où les tensions avec les Sioux sont à leur comble depuis la défaite du général Custer à Little Bighorn. Mais une jeune Américaine, épouse désenchantée d’un avocat véreux, dont il tombe fou amoureux, va réveiller les démons de son passé et enflammer la jalousie d’un dangereux rival…

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lundi 30 avril 2012

The Forbidden Trail – Robert N. Bradbury - 1923

Il ne faut pas rester sur Via Pony Expresse avec Jack Hoxie pour se faire une idée des Westerns de sa carrière. Faisons un bon en arrière, en 1923 par exemple, pour voir Forbidden Trail  par exemple. 
Si vous voulez découvrir un des meilleurs Jack Hoxie’s films et par la même occasion un des meilleurs Robert Bradbury’s films c’’est celui-ci qu’il faut visionner.
J’en reste encore tout pantelant. Avec toute l’estime que je pouvais avoir pour Bradbury, je ne pensais pas qu’il pouvait détenir autant de maitrise pour l’écriture et autant de talent  pour la mise en scène. J’avouerai même que ce film est nettement mieux réalisé que ses parlants.
Voilà la narration : Un petit convoi conduit par de pauvres Settlers est attaqué par des bandits frontaliers. Le colonel de la cavalerie américaine, galamment, essaie de   protéger ces gens. Mais il est tué par le chef d’une bande appelé Red Dugan. Les seuls survivants de ce convoi sont le servant Mose, un black sympa présenté fort intelligemment par Bradbury et une petite fille Isobel qui est kidnappée par Red.
 Près d’une vingtaine d’années plus tard, le jeune Jack, fils du colonel abattu par Red, apprend les circonstances de la mort de son père. Jack souhaite se venger. Il apprend entretemps qu’Isobel n’est autre que la fille de celui qu’il recherche et qu’il a élevée.
Bradbury nous jette à la figure un western adulte sans que l’on s’y attende. On peut dire qu’après tant de maitrises et de belles scènes, que Bradbury avait un potentiel qu’il a rarement pu utiliser. C’est vraiment magnifique. Il fait  montre d’une maitrise dramatique que l’on n’aurait pu imaginer pour l’époque. La qualité de ses plans et de ses images photographiées par Bert Longenecker nous laissent pantois. Bert retrouvera Bradbury pour le meilleur Western avec Jack Randall : Danger Valley… 
(La critique du film arrive)
La jolie Evelyn Nelson s’avère une excellente comédienne et elle se présente sous une  humilité extraordinaire. Vêtue d’une simple salopette et sans maquillage, elle représente la fille type des pionniers de l’West. Bradbury a choisi de nous la montrer comme telle. Vous reconnaitrez Frank Rice, le futur sidekick des meilleurs Buck Jones de la Columbia ainsi que William Berke, le futur réalisateur de westerns assez fastidieux des talkies.

Mais n’oubliez pas de découvrir Jack Hoxie. Toute ma considération au Suprême film pour avoir permis à l’équipe de ce plateau de nous offrir un si agréable western muet.

Sur la toile :
Jack Hoxie ... Jack Merriwell / Col. Jim Merriwell
Evelyn Nelson ... Isobel Lorraine
Frank Rice ... Toby Jones
William Berke ... Rufe Trent
Joseph McDermott ... Red Hawk Dugan  
Thomas G. Lingham ... John Anthony Todd
Steve Clemente ... Uncle Mose 

Dans la stagecoach Didier

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