Tom Keene-Beryl Wallace

Tom Keene-Beryl Wallace
Tom Keene et Beryl Wallace dans le film ‘Romance of the Rockies’ de 1938 posant pour une photo publicitaire. Résumé: Un médecin itinérant et son jeune ami recherchent le père de ce dernier disparue……

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samedi 3 mars 2012

Borderland /L’agent de Rio Grande -Nate Watt -1937

NEUVIEME AVENTURE D'HOPPY
Borderland de 1937 reste un film particulier dans la série des Hoppy. A savoir Hoppy se met à boire (l’alcool est un sujet récurrent chez C.E. Mulford), à maltraiter ses amis, à se monter antipathique à une petite fille orthopédique, etc. Bref, Hoppy devient un monstre et il est rapidement renié par tous ceux qui l’entourent. En fait, c’est le chef des Texas Rangers qui lui a créé ce personnage afin qu’il puisse s’infiltrer dans le gang de Fox qui sévit des deux côtés de la frontière.
Ce sujet a été traité à de nombreuses reprises dans le Western B des années 30 et 40, mais ici  le scénariste Harrison Jacobs a beaucoup travaillé sur le script et encore davantage sur les dialogues.
HOPPY-MORRIS-NORA-AL-JIMMY
L’habileté  apparait essentiellement sur la première demi heure où il s’attache à construire son récit, prendre son temps  à mettre en avant l’importance de démanteler ce gang qui commence à créer un incident diplomatique entre les Etats-Unis et le Mexique. Pour éliminer ce souci, il n’existe qu’une solution : faire appel aux Texas Rangers.
Le commandant de ces derniers, demande à Hoppy d’échanger pour un temps son image pour devenir un salopard détesté de tous de par son comportement. De surcroit, il doit devenir aux yeux de tous un Texas Ranger déchu de son poste pour son implication dans un vol de bétail.
Dès qu’Hoppy referme la porte du Major des Texas Rangers, il devient un autre homme. Ses investigations commencent. Il cerne assez rapidement le Fox dans une petite ville, mais le plus dur va être de le prouver…
Nate Watt, comme nous l’avons déjà dit, ne s’occupe guère des gamins qui vont voir Hoppy au cinéma. Il n’hésite pas à se montrer violent, à présenter nos héros comme de vilains personnages. Il l’a déjà fait avec réussite pour James Ellison qui était devenu un fêtard en l’absence d’Hoppy.
Il nous avait également montré avec  un zeste de sadisme comment un imprimeur handicapé avait été capturé au lasso et propulsé contre un chariot
 Dans Borderland, il nous présente une autre personne handicapée ;  cette fois une petite fille que Hoppy va rabrouer.
MORRIS-GABBY-CHARLENE WYATT-NORA LANE
Morris Ankrum apparaissant au générique sous le nom de Stephen Morris interprète le Fox avec brio. Dans la vie, il se surnomme Loco, le fou, et se traine de saloon en saloon, récupérant des informations utiles sous un aspect naïf. Lorsqu’il apparait sous son vrai jour, c’est le diable en personne et tous les membres de sa bande le craignent comme la peste.
Naturellement, tout va rentrer dans l’ordre comme l’on peut s’y attendre. Le producteur Harry Sherman qui a cru en l’histoire de Mulford intitulée «  Ramenez moi ses oreilles », a accordé Nate Watt 20 minutes de plus  que d’habitude. Le western atteint donc les 1 h 20, exactement le temps qu’il aurait fallu pour les Hoppy précédents.
Toutefois, cet investissement ne correspond pas aux attentes que l’on pouvait s’attendre. Nate Watt, bien qu’il s’acquitte honorablement de sa mise en scène, manque d’autorité et de maturité. Trop souvent, son film s’éloigne du réalisme qu’il aurait fallu atteindre pour optimiser  le travail d’écriture d’Harrison Jacobs ; nous sommes trop près de la série alors qu’il aurait fallu s’approcher du Western noir.
HOPPY - AL BRIDGES
Mais comment réaliser un Hoppy en produisant un film de cette façon ? Nate Watt, en réalisateur finalement original, a essayé de concilier les deux façons de faire, mais n’y est pas parvenu. Je pense que c’était tout simplement impossible. De plus, William Boyd s’est retrouvé avec  un personnage très déstabilisant contrairement aux Hoppy que nous avons l’habitude de voir à chaque film.
L’erreur à mon avis a été de confondre ses amis avec le spectateur lorsqu’il devait se montrer odieux, puis de revenir sur son attitude en nous faisant signe qu’il est obligé de se montrer de cette manière. Je ne suis pas en mesure de donner la réponse à ce manque de traitement  du film. Revient-il au scénario ou au  jeu de William Boyd quelque peu débordé par l’attitude à adopter ?
Pour ma part, je préfère le fameux Texas Ranger avec Buck Rangers sur le même thème qui reste un des Westerns les plus forts sur le sujet. Quoiqu’il en soit Borderland doit être vu tant il y a de choses à décortiquer car je suis encore loin d’avoir tout dit.
  • Ce serait vraiment formidable que Lou, Laurent et Tony se penchent sur ce film pour nous dire ce qu’ils en pensent. 


  • La gazette de Didier fidèle à l'heure..

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