Le vent de la plaine

Alan Le May : écrivain américain prolifique auteur de La Prisonnière du désert parut en France en 1956.

John Ford nous réalisa le chef d’œuvre que nous connaissons.

2018 : Grace à Bertrand Tavernier nous avons la chance de découvrir et lire plus de 60 ans après ‘Le vent de la plaine’.

Le résumé: Le vent de la plaine raconte dans ce western puissant et violent l'histoire des Zachary, une famille de ranchers du Texas.

En 1874, alors que les habitants de la région et les Indiens s'affrontent pour les terres, un vieil ennemi des Zachary répand la rumeur selon laquelle leur fille ne serait pas leur enfant biologique mais une Kiowa volée à sa tribu…..

Rechercher dans ce blog

jeudi 23 août 2012

Whirlwind rider - Robert J. Horner - 1934

Côté Lou, petit résumé :
Comme le mentionne Jica, le film est complétement décousu au départ. On soupçonne une copie amputée de quelques parties.
 
Un cavalier en route pour le rodéo annuel, Bill, découvre une demoiselle en train de régler une sangle de sa selle, Alice. Tous deux sympathisent et Bill, à la demande d'Alice, met en déroute des voleurs de chevaux avant de poursuivre sa route.En ville il surprend une conversation entre Kellogg et deux de ses hommes qu'il envoie dérober la payroll que Alice est venue chercher à la banque. Kellogg aimerait qu'Alice s'intéresse à lui, mais surtout voudrait mettre la main sur tous les ranchs alentours.
Bill enfourche son cheval et réussit à détourner les deux voleurs et à se faire embaucher comme contremaître par la jolie Alice. Bien sûr cela ne plait pas du tout à Kellog. Le jour du rodéo, Kellog va épingler une étoile de deputy sur l'un de ses hommes pour empêcher Bill de participer aux épreuves ...

Je suis d'accord avec Jica, Jay Wilsey aurait pu avoir une belle carrière. Séduisant, élancé et de belle prestance, c'est de plus un excellent cavalier qu'on a plaisir à regarder bouger. 
Ce film ne sera pas tout à fait un fiasco complet dans sa carrière puisqu'il tourne avec sa femme, la charmante Genee Boutell qu'il a rencontrée sur le tournage de The Fighting Cowboy (tourné en 1933 par Victor Adamson) et avec laquelle il finira sa vie.
Il y a de vraies scènes de rodéo tout à fait intéressantes à découvrir.


Côté Jicarilla :

Whirlwind rider est produit par Robert J. Horner. C’est tout dire. Il s’agit d’un producteur qui avait aussi peu de ressources que de talent.  Il n’a jamais essayé de rattraper John Ford.  Il se contentait de faire des Westerns en dépensant le moins possible et gagner le plus possible. Il avait le nez fin pour s’octroyer de bons acteurs durant le muet. 
Sa caméra a pu filmer, Art Acord, Pawnee Bill Jr, Jack Perrin, Fred Church et d’autres encore. Habile, Horner avait mis la main sur la Aywon Film Corporations et avait pu réaliser une poignée de longs métrages avec Art Acord, le premier cowboy du cinéma, une légende. Lui savait monter à cheval et remporter des rodéos (pas comme Broncho Billy qui ne savait pas monter sur un cheval, soi dit en passant).

Le passage au parlant, a handicapé Horner, mais il a persuadé Jack Perrin a tourné sous sa coupe pour le compte de la Cosmos Associated Films, dont le Western Z Publo Terror avec Buffalo Bill Jr. Peu après, il s’est emparé d’un cowboy de l’écran très divertissant et à prendre au sérieux (voir la bio de Laurent) du nom de Bill Cody. Ce dernier a du recevoir un choc en visionnant ces films : Border Menace et Border Guns qui s’avèrent des Westerns Z de la pire espèce (même s’il faut les voir). Après avoir brisé Cody, il s’en remet à Ted Wells qu’il avait dirigé durant le muet. Et là, il le plante comme il l’a fait pour Cody avec deux monstruosités : The Phantom Cowboy et Defying the Law. 
Un coup de téléphone pour Horner… Une aubaine ; l’American Pictures le contacte pour réaliser Ranger of the Law qui va devenir Whirlwind Rider. Buffalo Bill Jr. est désigné pour en être la vedette, pour le pire…
Quelle tristesse de voir un westerner tel que Buffalo Bill Jr alias Jay Wilsey perdre son temps et son talent dans ce film. Il est grand, beau, impressionnant et distille du charme. C’est un peu Clint Walker, mais aux traits plus fins et avec une prestance indiscutable. Hélas, il n’est pas dirigé et se contente de lancer ses dialogues sans que son director tente d’optimiser son talent. Les autres acteurs se retrouvent dans la même situation. La jeune actrice, absolument magnifique et très bonne comédienne, Genee Boutell joue une partenaire idéale pour Jay. Elle inonde l’écran de son sex-appeal et de son innocence. George Chesebro fait ce qu’il lui plait et marmonne en bégayant son dialogue, mais nous amuse toujours autant.
♦Certains plans sont superbes. De surprenantes images vous présentent des gens placés d’une façon étudiée et d’autres sont totalement dénuées de tout fondement. Parfois, Horner semble s’attacher à des détails de mise en scène secondaires et les scènes clés sont vraiment mauvaises. Par exemple, il y a un plan de cowboys assis devant un saloon qui finalement ne sert à rien dans l’histoire du film, mais qui démontre une telle ingéniosité et un esthétisme sublime que l’on a l’impression de se trouver confronté à un film A. Whirlwind Rider montre une qualité en dents de scie qui vous déconcertera.
Après avoir tourné Whirlwind rider, Horner va réaliser Trails of Adventure avec à nouveau Jay Wilsey puis se sera la fin de sa carrière. 
Buffalo Bill Jr.

Ce film est disponible chez Oldies avec en doublon Pueblo Terror.
Au générique nous pouvons voir :
Buffalo Bill Jr. / Bill Reed
Jeane Boutell   / Alice Baldwin
George Chesebro / Frank Kellogg
Jack Long  / Henchman Benny Walker
Boris Bullock   / Joe Miller
Ben Corbett  / Deputy Harris
Frank Clark  /  Dan 'Dad' Morgan
Duke R. Lee  / Sheriff Lindell
Lake Reynolds  / Useless Tom

Jeane Boutell

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

les membres

Google+ Badge

Messages les plus consultés

HOWDY!!

Image